Lundi 6 février 2012 1 06 /02 /Fév /2012 02:57

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Quand on va sur la voie certaines vertus nous viennent naturellement, sans qu'un désir de ces qualités ne soient à l'origine de leur apparition, comme l'humilité, le détachement et la dévotion. Il ne s'agit pas d'acquérir ces dispositions pour atteindre la Réalisation ; c'est le contraire : la Réalisation engendre l'humilité, le détachement et la dévotion.
 
 
 
Chacun donnera un sens différent à ces mots, selon sa compréhension et ses concepts, issus de son éducation, de sa culture et de son intérêt...Un exemple: ''la lumière prend toujours le pas sur les ténèbres''. A priori cette phrase, ces mots ne posent pas de problème d'interprétation. Pourtant une personne, qui l'avait lue sur un forum, a remarqué: ''Si on met du noir dans du blanc cela fait du gris! ''
 
 
 
L'auteur a, sans doute, identifié la lumière au blanc et les ténèbres au noir et, en ce cas, ce qu'il écrivait était juste: quand on met du noir dans du blanc on obtient du gris, donc le blanc ne gagne pas sur le noir: les deux tons se mélangent. Peut-être cette personne voulait-elle dire: les ténèbres et la lumière sont liés et cela donne la pénombre. En ce cas il n'y a plus de ténèbres, puisqu'elles sont devenues la pénombre. Si on tend sa main face à soi on la distingue.
 
 
 
Peut-être voulait-il simplement avoir raison. C'est comme dans ce sketch: " l’Australie et l'Afrique se touchent '' ''Oui, mais il faut quand même drôlement plier la carte !''. Dans un but de partage, voici l'acception des mots: humilité, détachement, dévotion que l'on donne sur la voie...
 
 
 
-Humilité ( Contraire: orgueil, vanité) : ''vertu qui nous donne le sentiment de notre faiblesse, qui réprime en nous les mouvements de l'orgueil''.
 
 
 
C'est la définition que donne le dictionnaire de l'académie Française. La faiblesse dont il est question, dans cette définition, est celle inhérente à notre nature humaine. Ce mot pourrait-être remplacé par celui-ci : limites. quand à l'orgueil, il s'agit de la vanité de cet ''égotropisme'' qui violente notre conscience en la laissant ailleurs que dans la béatitude ; son milieu de prédilection, son ''biotope'' naturel.
 
 
 
En fait l'humilité est le résultat de l'objectivité : se jauger tel que l'on est, sans illusion narcissique ni mésestime qui confinerait au masochisme. L'humilité permet aussi de s'occuper d'autre chose que de soi, de ne pas voir que son nombril. Libre à chacun de confondre orgueil avec fierté et amour-propre, considérant que soi-même est ce qu'il y a de plus important au monde. Encore faut-il avoir une juste notion de qui est soi-même.
 
 
 
-Détachement: liberté. Ne pas confondre avec: indifférence. Souvent, quand on prône le détachement, certains nous parlent de ces ermites, de ces anachorètes qui jettent loin d'eux tous les supports possibles à l'attachement: les êtres et les choses. Ce n'est pas là du détachement. Tant que l'on jette et méprise les êtres et les choses, c'est qu'on les considère comme dangereux et que l'on cherche à s'en prémunir.
 
 
 
Le vrai détachement n'a pas peur des objets ni des gens. Le vrai détachement est de s'attacher à l'amour de l'Un, à son Saint-Nom. Quand nous en sommes là, alors plus rien d'autre n'a de prise : nous sommes détachés. Le détachement n'est pas l'indifférence, aussi est-ce d'aimer un conjoint, sa famille, ses amis, ses enfants, son pays et son travail. Quand on attache sa Conscience à la Grâce que l'Un fait couler en nous, on partage cette Grâce avec ses proches.
 
 
 
-Dévotion: ici le sens n'est pas le juste sens de: ''zèle dans la pratique religieuse Catholique Romaine'', mais plutôt un amour sans limite pour l'Un. Cet amour n'est pas affecté; artificiel, mais réel et dû à la reconnaissance qu'une âme comblée voue au Saint-Nom pour la paix et l'Amour qu'elle trouve en elle dans l'Observance de l'Agya et par la Grâce.
 
 
 
Le dévot a une relation régulière et forte avec l'Un. Il le voit; en chaque chose et en chaque être, ainsi qu'en chaque événement qui lui arrive, y reconnaissant la lilà ( Le jeu ) et la Guidance de l'Un.
 
 
 
La dévotion et l'humilité vont de paire et il est difficile de dire laquelle vient en premier. La dévotion permet, entre autres choses, de suivre l'Agya, rejoignant; en cela, la définition première du mot ( hormis pour le Catholicisme ). La dévotion permet aussi le vrai détachement, car un dévot s'attache tant à l'Amour Divin qu'il en est détaché d'autres choses.
 
 
 
Ajoutez à ces trois qualités la détermination et la constance et vous avez le quinté gagnant sur la voie qui fera qu'on y marche avec bonheur, récoltant les justes fruits de notre pratique. Il est utile de rappeler quels sont les fruits que l'on peut goûter en Observant l'Agya :
 
 
 
-La plénitude : c'est le fait d'être plein, plein de sens, de raison.
 
-L'accomplissement : c'est le fait de faire ce pour quoi on est fait.
 
-L'Amour : ici il s'agit de celui que chaque personne porte en elle et qui ne dépend de personne ni de rien. C'est l'Amour de l'Un.
 
-La paix : non pas l'absence de guerre, mais le fait d'être dans l'instant-présent, complet et sans question.
 
 
 
Si vous ne goûtez pas à ces fruits, frappez à la porte de la voie et demandez : il vous sera ouvert et on vous donnera. Que ceux qui ont des oreilles pour entendre, entendent.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Humilité, détachement et dévotion
Par gian yoganand ji - Publié dans : spiritualité - Communauté : SPIRITUALITE - SAGESSE
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