Vendredi 11 février 2011 5 11 /02 /Fév /2011 12:08

 

 l'oiseau

 

 

Il y a longtemps de cela, très longtemps, dans un pays lointain, très lointain, au milieu de tous les autres pays, vivait une homme qui possédait, comme tous les autres hommes de ce pays en ce temps là, un oiseau-du-bonheur dans une cage dorée.

 

 

 

Tous les foyers, toutes les familles possédaient un oiseau-du-bonheur dans une cage dorée et cet oiseau chantait merveilleusement bien, son chant enchantait ceux qui l'entendaient au point de les rendre heureux et c'est bien pour cela qu'il provoquait un tel engouement.

 

 

 

Cet oiseau-du-bonheur était livré avec la maison: quand l'habitant y pénétrait, pour la toute première foi, il y trouvait la cage dorée avec son oiseau-du-bonheur. Il chantait, il chantait tout son saoul et c'était un bonheur de l'entendre. Il chantait jusqu'à ce que l'habitant du foyer change de maison, ce qui prenait plus ou moins de temps, mais arrivait inéluctablement.

 

 

 

Dans cette histoire notre homme avait un problème: son oiseaux du bonheur ne chantait pas et il n'avait pas le souvenir qu'il eut chanté un jour. Il avait beau faire: le nourrir des meilleures graines et l'abreuver de l'eau la plus pure, l'oiseau se taisait. L'homme en éprouvait un immense chagrin qui faisait son malheur.

 

 

 

Pour tenter d'oublier ce silence pesant l'homme louait les services d'un musicien qui venait jouer de son instrument à chaque fois que le chagrin se faisait trop prégnant. Le musicien jouait d'une espèce de viole et sa musique était belle, mais le bonheur n'était pas au rendez-vous: l'oiseau-du-bonheur restait silencieux et le bonheur impossible.

 

 

 

Les années passaient ainsi, dans cette désespérance, lorsqu'un jour, après un hiver long et rigoureux, le soleil brilla au dehors à en ouvrir la fenêtre. C'est ce que fit notre homme: il ouvrit la fenêtre. L'air du dehors emplit brusquement le dedans de la maison, la lumière avec lui et le bruissement du vent dans les arbres aussi.

 

 

 

Notre homme alla s'appuyer au rebord de sa fenêtre ouverte, le nez au dehors et profita de cet instant magique...Les bambous bruissaient dans la caresse dansante du vent printanier et faisaient une musique apaisante pour le cœur plein d'amertume de notre héros malheureux.

 

 

 

Puis une autre musique se fit entendre: les trilles d'un oiseau. Ils arrivaient d'on ne savait où ; du dehors, et pénétraient au dedans. Ils faisaient une mélodie si belle et si prenante que l'homme, bientôt, n'entendit plus qu'elle et que quelque chose de nouveau se dessina sur son visage: un sourire. Un sentiment inconnu vint le remplir: le bonheur.

 

 

 

Dans les branches d'un cerisier en fleur un oiseau s'égosillait, bec dressé vers le ciel. C'était un oiseau-du-bonheur en liberté. L'homme s'émerveilla et tenta de faire venir à lui le chanteur: il l'appela: « Oiseau du bonheur viens à moi ! » Cet appel fit peur au volatil qui s'enfuit d'un élan vers le ciel au grand désarroi de l'homme.

 

 

 

Mais qu'elle ne fut pas la surprise de l'homme: dans son dos une musique pareille à celle de l'oiseau se faisait entendre, comme un écho en retard, venu du fond de la maison. L'homme se retourna et vit, dans sa cage dorée son oiseau-du-bonheur, silencieux jusqu'alors, chanter bec levé vers le plafond. Depuis ce jour bénit l'oiseau chantait chaque jours et le bonheur vint s'installer durablement dans ce foyer qui en avait été privé jusqu'alors.

 

 

 

Cette histoire raconte comment le Satsang entendu réveille celui qui sommeille en nous. Le Satsang est porté par des mots réunis en phrases qui ont un sens, mais dont la vertu ne vient pas des mots, ni du sens qu'ils ont. Sa vertu, au delà des mots, est d'éveiller ce qui dort en nous.

 

 

 

Certains y sont sensibles et désirent approfondir cette découverte, d'autres s'arrêtent aux mots, aux phrases et discutent sans fin de leurs sens conceptuels. Si on répond à leurs questions, il leur en viendra d'autres et d'autres encore en une suite sans fin.

 

 

 

''Heureux les simples d'esprit...'' (ceux dont l'esprit n'est pas fait de complications) ''...car ils verront Dieu !''

 

 

 

 

 

 

 

Gianyoganand@hotmail.fr

 

 

 

 

 

 

   

 

 

 

 

Par josé ( gian yoganand ) - Publié dans : contes et paraboles - Communauté : SPIRITUALITE - SAGESSE
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