Samedi 8 octobre 2011 6 08 /10 /Oct /2011 18:35

 

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La Madhyama-màrga et l'enseignement délivré par Krishna à Arjuna dans la Bhagavad-Gîtà ont beaucoup de points communs. Ce parallèle, entre ces deux enseignements spirituels, est mis en évidence par la réecriture de certains Versets du livre original.
 
 
 
Notre parti-pris est de ne citer que les versets qui traitent de la voie. Les considérations historiques, morales et culturelles spécifiquement Indiennes et hindouistes sont ignorées.
 
           
Les versets originaux sont réécris selon une phraséologie propre à la voie, purgés de tout ce qui a trait aux critères spécifiquement historiques et hindouistes. Le sens profond n'a pas été changé.
 
La Bhagavad-Gîtâ, terme sanskrit se traduisant littéralement par ''chant du Bienheureux'' ou ''Chant du Seigneur'', est la partie centrale du poème épique ; le Mahābhārata. Ce texte est un des écrits fondamentaux de l'Hindouisme souvent considéré comme un ''abrégé de toute la doctrine védique''. La Bhagavad-Gîtâ est composée de 18 chapitres.
 
Les indianistes occidentaux s'accordent à penser que le texte a été écrit entre le Veet le IIesiècle av. J. C.
 
 
 
-A cette époque, en Europe, les Romains vivent sur un territoire de 450 km carrés et commencent à faire la guerre aux citées voisines afin de s'étendre.
 
           
-Les Zapotèques fondent une citée en Amérique Centrale.
 
           
-On trouve les premiers tapis noués à la main.
 
L'histoire se déroule au début de la grande guerre entre les Pàndavàs, fils du roi Pàndu et les Kauravàs. (Autant de personnages qui ne nous importent pas le moins du monde).
 
Krishna ( 8eavatar de Vishnou, une manifestation du Brahman, ce terme qualifie d'abord le Sva -Soi suprême- conçu comme origine du tout et l'âme cosmique présente en toute chose ) ayant pris forme et Arjuna, sur un char de guerre, sont sur le champ de bataille de Kurukshetra, entre les deux armées prêtes à combattre.
 
 
 
Arjuna doit souffler dans une conque pour annoncer le début des combats mais, voyant des amis et des parents dans le camp opposé, il est désolé à la pensée que la bataille fera beaucoup de morts parmi ceux qu'il aime. Il se tourne alors vers Bhagavat (Krishna) pour exprimer son dilemme : faire son devoir en conduisant son armée et, ce faisant, tuer des membres de sa famille.
 
           
Le poème n'est qu'un prétexte à l'exposition de l'enseignement de Krishna et se compose de sept cents vers, divisés en dix-huit chapitres. Afin de rendre plus attractif cet enseignement auprès des castes autorisées à suivre un enseignement religieux on a inventé cette histoire épique. C'est dans ce livre que l'on trouve les premières bases du Hatha Yoga, la forme la plus connue du Yoga en Occident.
 
Le récit est constitué du dialogue entre Krishna et Arjuna. Il enseigne que même si tous les chemins diffèrent, leur but fondamental reste le même : réaliser le Brahman, le soi cosmique, et échapper au cycle des renaissances à travers la réalisation.
 
 
 
Ce livre est une allégorie et il est difficile de faire la part des choses entre l'anecdote historique et ses considérations socioculturelles liées à l'époque, le pays et la culture où se déroule l'action supposée et se dispense l'enseignement transmit.
 
Comme dans tous les livres écrits par l'inspiration de la vérité révélée (Le nouveau testament, par exemple) La Bhagavad-Gîtâ est un mélange d'histoire pure, de mythe et de vérité transmise.
 
           
A la lumière dela voie (La Madhyama màrga) et de la compréhension que sa pratique procure, la Bhagavad-Gîtâ ici retranscrite a été accompagnée d'une ''traduction'' de certains vers dans un langage débarrassé de ses spécificités socio-historiques. Certains passages ont été réécris et le sont dans une police de caractères différentes que les citations d'origine, d'autres ont simplement été encadrées pour les mettre en exergue.
 
 
 
Le propos est de faire le parallèle entre l'enseignement de Krishna et celui de la voie dans ce qu'ils ont d'intemporel et d'universel. Les initiés à la voie comprendront les similitudes, les identités par l’expérience et la compréhension que l'observance de l'Agya (socle tripartite dela voie) leur aura apporté.
 
           
Le premier chapitre n'est que la mise en place du lieu et des personnages de l'histoire anecdotique de cette bataille et ne sont que considérations historiques et culturelles.
 
Chapitre 2 aperçu de la Bhagavad-Gità
 
Verset : 2.41
 
Qui marche sur cette voie est résolu dans son effort, et poursuit un unique but ; par contre, ô fils aimé des Kurus, l'intelligence de celui à qui manque cette fermeté se perd en maints sentiers obliques.''
 
Le marcheur est ferme dans l'observance de l'Agya. Celui qui ne se tient pas à l'observance se perd dans l'illusion et la dualité
 
Verset : 2.42, 2.43
 
L'homme peu averti s'attache au langage fleuri des Védas, qui enseignent diverses pratique pour atteindre les planètes de délices, renaître favorablement, gagner la puissance et d'autre bienfaits. Enflammé de désir pour les joies d'une vie opulente, il ne voit pas au-delà.
 
Qui, prit par la vanité des discours du monde, cherche les plaisirs, le pouvoir et la puissance ne voit pas au delà de l'illusion.
 
Verset : 2.45
 
Dépasse, ô Arjuna, les trois gunas, ces influences de la nature matérielle qui des Védas font l'objet premier. Libère-toi de la dualité, abandonne tout désir de possession et de paix matérielle ; sois fermement uni au Suprême.
 
Dépasse ta nature matérielle qui t'attache à l'illusion. Libère toi de la dualité et de tes désirs, reste dans la grâce de l'Agya.
 
Verset : 2.46
 
Car, de même qu'une grande nappe d'eau remplit d'un coup toutes les fonctions du puits, celui qui connaît le but ultime des Védas recueille, par-là même, tous les bienfaits qu'ils procurent.
 
Comme la source remplace avantageusement le puits, celui qui sait la raison de l'illusion du monde profite de ses plaisirs sans se perdre.
 
Verset : 2.47
 
Tu as le droit de remplir les devoirs qui t'échoient, mais pas de jouir du fruit de tes actes ; jamais ne crois être la cause des suites de tes actions, et à aucun moment ne cherche à fuir ton devoir.
 
Assume ton dharma et observe l'Agya en faisant de chacun de tes gestes un Service.
 
Verset : 2.48
 
Soit ferme dans le yoga, ô Arjuna. Fais ton devoir, sans être lié ni par le succès ni par l'échec. Cette égalité d'âme, on l'appelle yoga.
 
Rester dans le Saint-Nom, remplir ses devoirs en état de Service, c'est la réalisation.
 
Verset : 2.49
 
Libère-toi, ô Dhananjaya, de tout acte matériel par le service de dévotion ; absorbe-toi en lui. Avares sont ceux qui aspirent aux fruits de leurs actes.
 
Libère-toi, ô dévot, reste dans le non-agir en t'absorbant dans le Service. Avares sont ceux qui aspirent aux fruits de leurs actes.
 
Verset : 2.50
 
Le service de dévotion peut, dans cette vie, libérer qui s'y engage des suites de l'action, bonnes ou mauvaises. Efforce-toi donc, ô Arjuna, d'atteindre à l'art d'agir, au yoga.
 
Le service nous libère du karma. Efforce-toi au service, garde ta conscience dans le Saint-Nom en faisant chaque geste.
 
Verset : 2.51
 
Absorbé dans le service de dévotion, le sage prend refuge en le Seigneur, et renonçant en ce monde aux fruits de ses actes, s'affranchit du cycle des morts et des renaissances. Il parvient ainsi à l'état qui est par-delà la souffrance.
 
Plongé dans le service, le Marcheur donne les fruits de ses actes au Saint-Nom, il reste hors du karma, touchant sat chit Anand.
 
Verset : 2.52
 
Quand ton intelligence aura traversé la forêt touffue de l'illusion, tout ce que tu as entendu, tout ce que pourrais encore entendre, te sera indifférent.
 
Quand ton esprit aura traversé le mur de l'illusion, tout ce que tu as entendu, tout ce que pourrais encore entendre, te sera indifférent.
 
Verset : 2.53
 
Quand ton mental ne se laissera plus distraire par le langage fleuri des Védas, quand il sera tout absorbé dans la réalisation spirituelle, alors tu sera en union avec l’Être Divin.
 
Quand tu ne sera plus distrait par l'illusion du monde, quand tu seras absorbé dans l'Agya, alors tu connaîtra Sat chit Ananda.
 
Verset : 2.55
 
Le Seigneur Bienheureux dit : "Quand un homme, ô Pârtha, s'affranchit des milliers de désirs matériels créés par son mental, quand il se satisfait dans le vrai moi, c'est qu'il a pleinement conscience de son identité spirituelle.
 
Le maître dit : « Quand un homme s'affranchit des désirs, quand il trouve satisfaction dans le Saint-Nom c'est qu'il connaît son vrai moi.
 
Verset : 2.56
 
Celui que les trois formes de souffrance ici-bas n'affectent plus, que les joies de la vie n'enivrent plus, qu'ont quitté l'attachement, la crainte et la colère, celui-là est tenu pour un sage à l'esprit ferme.
 
Celui que la souffrance ni les joie d'ici bas ne touchent plus, qu'ont quitté l'attachement, la crainte et la colère, celui-là est un sage.
 
Verset : 2.57
 
Celui qui, libre de tout lien, ne se réjouit pas plus dans le bonheur qu'il ne s'afflige du malheur, celui-là est fermement établi dans la connaissance absolue.
 
Celui qui ne se réjouit pas plus dans le bonheur qu'il ne s'afflige du malheur, celui-là est fermement établi dans la vraie Connaissance.
 
Verset : 2.58
 
Celui qui, telle une tortue qui rétracte ses membres au fond de sa carapace, peut détacher de leurs objets les sens, celui-là possède le vrai savoir.
 
Celui qui reste attaché à l'Agya possède le vrai détachement.
 
Verset : 2.59
 
Même à l'écart des plaisirs matériels, l'âme incarnée peut encore éprouver quelques désirs pour eux. Mais qu'elle goûte une joie supérieure, et elle perdra ce désir, pour demeurer dans la conscience spirituelle.
 
Éloignée des plaisirs des sens, l'âme incarnée a encore du désir pour eux. Mais qu'elle retrouve sat chit Ananda et les désirs s'éteindront.
 
Verset : 2.60
 
Fort et impétueux sont les sens, ô Arjuna ; ils ravissent même le mental de l'homme de sagesse qui veut les maîtriser.
 
Seule la grâce peut mettre le Marcheur à l'abri de la force centrifuge des sens.
 
Verset : 2.61
 
Qui restreint ses sens et s'absorbe en Moi prouve certes une intelligence sûre.
 
Qui restreint ses sens et s'absorbe en Moi prouve certes une intelligence sûre.
 
Verset : 2.62
 
En contemplant les objets des sens, l'homme s'attache ; d'où naît la convoitise, et de la convoitise, la colère.
 
En contemplant les objets des sens, l'homme s'attache ; d'où naît la convoitise, et de la convoitise, la colère.
 
Verset : 2.63
 
La colère appelle l'illusion, et l'illusion entraîne l'égarement de la mémoire. Quand la mémoire s'égare, l'intelligence se perd, et l'homme choit à nouveau dans l'océan de l'existence matérielle.
 
La colère mène à l'illusion, l'illusion à l'égarement de la mémoire, alors la conscience s'éteint et l'homme se perd dans la vie du monde.
 
Verset : 2.64
 
Qui maîtrise ses sens en observant les principes régulateurs de la liberté, reçoit du Seigneur Sa pleine miséricorde, et se voit ainsi libéré de tout attachement comme de toute aversion.
 
Qui se garde dans l'Agya reçoit, du Seigneur, Sa Grâce et se voit libre de tout attachement comme de toute aversion.
 
Verset : 2.65
 
Les trois formes de souffrance matérielle n'existent plus pour celui que le Seigneur a ainsi touché de Sa miséricorde immotivée. Devenu serein, son intelligence ne tarde pas à s'affermir.
 
La souffrance n'existe plus pour celui qui est touché par la grâce. Devenu serein sa conscience ne tarde pas à s'éclaircir.
 
Verset : 2.66
 
L'être inconscient de son identité spirituelle ne peut ni maîtriser son mental, ni affermir son intelligence; comment, dès lors, connaîtrait-il la sérénité ? Et comment, sans elle, pourrait-il goûter au bonheur ?
 
Inconscient de l'âme on ne peut maîtriser le mental, ni approfondir sa conscience. Comment, alors, connaître la paix et goûter au bonheur ?.
 
Verset : 2.67
 
Comme un vent violent balaie sur l'eau une nacelle, il suffit que l'un des sens entraîne le mental pour que l'intelligence soit emportée.
 
Comme un vent violent balaie, sur l'eau, un barque, il suffit que l'un des sens entraîne le mental pour que la conscience se perde.
 
Verset : 2.70
 
Celui qui reste inébranlable malgré le flot incessant des désirs, comme l'océan demeure immuable malgré les mille fleuves qui s'y jettent, peut seul trouver la sérénité ; mais certes pas celui qui cherche à satisfaire ces désirs.
 
Seul celui qui reste ferme dans le flot des désirs, comme la mer reste immuable malgré les mille fleuves qui s'y jettent, trouvera la paix.
 
Verset : 2.71
 
Celui que les plaisirs matériels n'attirent plus, qui n'est plus esclave de ses désirs, qui a rejeté tout esprit de possession et qui s'est libéré du faux ego, peut seul connaître la sérénité parfaite.
 
Seul celui qui n'est plus esclave de ses désirs, qui rejette tout désir de possession, libéré du faux ego, peut connaître la paix parfaite.
 
Verset : 2.72
 
Tels sont les modes de la spiritualité, ô fils de Prithâ. Qui s'y établit, fût ce à l'instant de la mort, sort de sa confusion, et le royaume de Dieu s'ouvre pour lui.
 
Celui qui, au moment de sa mort, retrouve le chemin du Saint-nom et y plonge sa conscience, celui là entrera au Royaume.
 


 
D'autres versets suivront.
 


 


 


 


 
 

La Madhyama-màrga et la Baghavad-gîtà.

Par josé ( gian yoganand ) - Publié dans : Livres-Saints - Communauté : SPIRITUALITE - SAGESSE
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