Partager l'article ! La vraie humilité.: ...
Dans les messages que la voie adresse aux chercheurs, aux aspirants et aux Marcheurs des mots reviennent
souvent tels que humilité, Observance et dévotion. Ici nous allons nous arrêter un peu
sur l'humilité.
Ce mot, comme tous les mots, ne dit pas la même chose à toutes les oreilles. Pour beaucoup l'humilité est une
vertu admirable mais inaccessible que peu de personnes visent. Pour d'autres elle est un défaut, une faiblesse handicapante. Comme la gentillesse, la simplicité et la
confiance.
Certains trouvent à l'humilité une connotation humiliante, sans doute à cause de l’homonymie qu'il y a entre
le mot humilité et humiliation. Avant toute explication sur un mot il faut toujours regarder le sens qu'il a dans les dictionnaires et son étymologie. Souvent les mots sont utilisés dans
des acceptions qui ne sont pas les leurs et ce préalable est important si on veut mettre les choses à plat.
Qu'en dit wikipédia ?...
''Le mot humilité prend sa racine dans le mot latin humus [terre].
L'humilité est généralement considérée comme la qualité de celui qui se voit lui-même de façon réaliste,
et, à un degré absolu, tel que l'univers le voit [pour les athées] ou tel que Dieu le voit [pour les croyants].
L'humilité s'oppose à toutes les visions déformées que l'on peut avoir de soi-même [orgueil, égocentrisme,
narcissisme, dégoût de soi...], visions qui peuvent relever de la pathologie à partir d'une certaine intensité.
L'humilité n'est pas une qualité innée chez l'homme, on considère communément qu'elle
s'acquiert avec le temps, le vécu et qu'elle va de pair avec une maturité affective ou spirituelle, elle s'apparente à une prise de conscience de sa condition et de sa place au milieu des
autres et de l'univers.
L'humilité n'est pas forcément liée à la manière dont on se montre aux autres, ainsi la
modestie n'est pas une forme d'humilité mais plutôt une " démonstration " d'humilité que peut tout-à-fait réaliser une personne dépourvue d'humilité.
De même, la fierté n'est pas incompatible avec l'humilité, on peut être fier de soi pour ce qu'on a
réalisé, justement parce que nous avons assez d'humilité pour prendre conscience que l'on a fait beaucoup pour ce qu'on est. Par opposition, c'est souvent par manque d'humilité qu'on se
dévalorise, en surestimant ses propres capacités et donc en considérant nos réalisations comme médiocres.
L'humilité peut signifier plusieurs choses :
-Le
sentiment de ne pas être grand-chose, d'être petit par rapport au monde qui nous entoure.
-Une attitude par laquelle on ne se place pas au-dessus des choses ou des autres et par laquelle on
respecte ce dont la providence nous a gratifié.
L'humilité est à distinguer de la fausse-modestie. Cette dernière feint l'humilité afin d'attirer parfois
encore plus de compliments. L'humilité consiste, sans méconnaître ses qualités, à admettre que l'on n'y est en fin de compte pas forcément soi-même pour grand
chose.''...
Il est inutile de chercher d'autres explications, d'autres sources, car elles se recoupent toutes et celle
données par wiki nous agrée tout à fait. Un texte a déjà été publié sur ce blog, ici :
''Le fait que le mot prend
sa source dans le latin humus, comme le mot homme semble signifier que l’humilité consiste, pour l’homme, à se rappeler qu’il est poussière [ou littéralement fait de terre,
c’est-à-dire de la matière la plus commune]. Cela semble indiquer aussi que l’humilité est une attitude proprement humaine''. Dire que l'humilité est une attitude proprement humaine
n'est pas faire montre de modestie. Les animaux ne sont-ils pas humbles par nature ? Ils se voient tels qu'ils sont et ne se surestiment ni
ne se mésestiment.
Si l'humilité est une qualité proprement humaine selon ce que
laisse supposer l'étymologie du mot lui même, la pratique de l'humanité nous laisse souvent croire le contraire : l'humilité n'est pas le propre de l'homme. Sans doute est-ce sa
nature profonde, mais il faut chercher profond, très profond : a la surface ce qui prévaut n'est pas l'objective vision de soi et de sa place au milieu des
autres.
Certains se placent au dessus et méprisent ceux qu'ils considèrent comme en
dessous. Souvent le critère de valeur est lié à l'argent, aux possessions. D'autres se considèrent comme inférieurs et ceux là non plus ne sont pas humbles : se mésestimer n'est pas
faire montre de juste-vue ni de juste-compréhension, donc n'est pas
humble.
D'autres, au contraire, se croient moins bien que les autres. Certains Chercheurs ou Postulant rencontrent
la voie et se disent que la vérité y est révélée mais estiment qu'ils ne sont pas suffisamment prêts, spirituellement, pour y entrer et y marcher.
Certains Marcheurs vivent quelque chose de fort, dans l'Observance de l'Agya et culpabilisent, ce qui les
pousse à ''mettre la pédale douce'' sur la pratique considérant qu'ils n'en méritent pas tant.
Quand la conscience se résout à considérer la voie comme essentielle et l'humilité comme une vertu
cardinale le faux-égo s'empare du sujet et propose un ersatz de l'humilité : la fausse-humilité. Cette fausse-humilité n'est qu'un sentiment d’infériorité, une
auto-dépréciation destinée à empêcher l'Observance [de l'Agya] ou [pour les chercheurs] empêcher de frapper à la porte de la révélation...
Se croire meilleur que les autres, comme se croire moins bien que les autres sont les deux extrémités d'une
même erreur. Mais quel est le point de vue de la voie à ce propos ?
Pour la voie l'humilité est un état d'être mental qui permet l'Observance de l'Agya. Quand on se
perçoit avec objectivité on ne peut que constater le besoin où l'on est de Vérité, du Saint-Nom...
Un Marcheur, chaque fois qu'il se rend compte qu'il dérive sur le courant de ses pensées, de ses supputations
et qu'il ferme un instant les yeux pour pratiquer le non-agir en se '' branchant '' sur le Saint-Nom [une des quatre techniques enseignées lors de la révélation ] pratique l'humilité.
S'en remettre à l'Un par l'Observance [de l'Agya, socle de la voie] est la preuve tangible de l'humilité.
Faire suffisamment confiance en l'Agya et se défier du faux-égo est l'expression d'un état de conscience élevé
impossible sans une juste-vision de soi, des autres et du monde. Cette juste-vision est l'humilité. On pourrait dire que ces deux mots sont des synonymes.
Sur la voie quatre qualités sont à cultiver : l'humilité, la dévotion et la
constance. La dévotion est un mot plein de connotations négatives et fausses, comme l'humilité. Pour beaucoup la dévotion c'est l'amour déraisonnable et sans discernement pour
Dieu [au mieux] ou un Guru [sous entendu un escroc manipulateur].
En général ce sont les esprits-forts qui n'aiment pas les mots humilité et dévotion comme ils
n'apprécient pas non plus les mots gentillesse, dévouement, naïveté, maître etc...
Un esprit-fort est un athée, un frondeur, un incrédule, un incroyant, un irréligieux, un matérialiste, un
sceptique, un vaniteux, une personne, enfin, qui considère la foi comme une chimère mais qui élèvent la confiance en son jugement au niveau d'une foi aveugle...
Normalement un esprit-fort n'a rien à faire sur le blog des chercheurs de vérité, ce titre seul
suffisant à le repousser car, pour un esprit-fort, la Vérité universelle n'existe pas. L'esprit-fort prône la tolérance vis à vis de ses idées mais ne supporte pas qu'on puisse croire en
Dieu. Le prototype de l'esprit-fort est le faux-égo.
Mais la dévotion n'a rien à voir avec la soumission abrutie. L'être humain a toujours sont libre-arbitre, ce
libre-arbitre que l'Un lui a donné afin de s'incarner et d'accomplir la raison de sa venue, en toute conscience. La pratique de la voie, la vision quotidienne de la Lumière
[grande ou '' petite''] apporte le discernement, la juste-vision, non pas l’aveuglement propice à la soumission.
La dévotion est un état d'Amour pour l'Un, de
reconnaissance pour sa Grâce et sa guidance...Reconnaissance. Reconnaître les bienfaits véritables dans sa vie. Sans reconnaissance pas de dévotion.
Sans humilité pas de dévotion. Sans dévotion on n'entre pas dans le septième-cercle : bhakti et on ne peut atteindre le
but de sa vie qui est Moksha...[La libération].
Un dernier obstacle se dresse face au Marcheur : l'égo-spirituel. Avec l'humilité cet avatar du faux-égo,
déguisé en dévot pour mieux vous tromper à la porte du Royaume, ne peut vous abuser...
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La vraie humilité