Samedi 28 août 2010 6 28 /08 /Août /2010 01:34

 

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Quand il est question du détachement comme vertu indispensable à la réalisation spirituelle, il arrive que certains s'inquiètent et parlent de l'utilité de profiter de ses sens, de la beauté qu'ils voient à s'impliquer dans ce monde et dans les relations humaines, familiales et sociales...

 

 

 

Quand il est question du détachement, comme vertu cardinale dans l'accomplissement de la raison de notre venue dans cette vie, les mêmes ne comprennent pas que l'on prône le mépris de l'argent, de la réussite professionnelle et sociale. Ils expliquent qu'il faut bien une maison où vivre et une automobile pour se déplacer et demandent à quoi serviraient de longues études s'il ne fallait pas espérer en retirer de légitimes retours sur investissement.

 

 

 

Quand la voie parle du détachement, enfin, certains disent qu'il faut aimer son conjoint, ses parents, ses enfants et ses amis, que de rester solitaire et pauvre au fond d'un squatte ( sorte d'ermitage occidental ) est difficile et non souhaitable...

 

 

 

A ceux là il faut dire: vous avez raison ! Le détachement n'est pas le manque d' intérêt, l'insensibilité, l'autisme, la misanthropie ni la relégation sociale. Il y a indifférence et détachement; ce qu'en Inde on nomme le vrai détachement.

 

 

 

Le fait de savoir que seule la Réalisation de son vrai-soi par le moyen de la voie est le vrai but à atteindre dans cette existence et que tout le reste n'est pas essentiel : que nous soyons mariés, célibataires, pères ou mères de famille, chômeurs, bénéficiaires du RSA, chefs d'entreprise, musiciens de renom, écrivains à succès, médecins esthétique dans les beaux quartiers n'impacte pas notre Réalisation spirituelle, ce fait; donc, n'empêche pas d'aimer la campagne plutôt que la ville, de s’intéresser à la civilisation sumérienne, de raffoler du football et de trouver sa voisine charmante ( ou son voisin ).

 

 

 

Le  vrai  détachement, celui qui doit être le notre dans le cheminement sur la voie, est un état de conscience. On peut très bien être le propriétaire d'une belle maison, avec un grand jardin; pourquoi pas, mais le problème est lorsque notre bonheur dépend de cette maison. Un jour une inondation peut la détruire en un instant. Nous retrouverons-nous complètement abattus et pleurant toutes les larmes de notre corps en disant: « ma vie est fichue: vingt ans d'efforts détruits ! » ?.

 

 

 

Cela fonctionne avec n'importe quoi: une auto, des meubles, une position sociale. On peut acquérir ces biens et en profiter mais faire tout reposer dessus est de l'inconscience et un mauvais calcul: toutes ces choses sont éphémères et instables. Elles peuvent nous être retirées d'un coup.

 

 

 

Quand on possède les choses et que les choses ne nous possèdent pas on trouve plus de bonheur en elles... C'est comme l'amour : ce sentiment est indispensable à l'âme humaine, comme l'eau pour le corps ! Quand on manque d'amour ou; pire, quand on n'en a pas on devient fou ! On s'éteint comme une braise sur laquelle personne ne souffle.

 

 

 

Mais ne dépendre que d'une personne pour avoir cet amour indispensable est dangereux ! Imaginez: cette personne qui nous rendait cet amour ne nous le rend plus et nous quitte nous laissant avec notre amour pour elle, devenu sans objet. Cet amour rendu stérile par la séparation se transforme en souffrance et, bientôt, en haine et en rancœur.

 

 

 

Quand on attend cette sensation si indispensable de quelqu'un d'autre on se met dans une position particulièrement inconfortable et dangereuse...On devient vulnérable et angoissé. La peur de perdre cet amour nous rend jaloux et finit par nous le faire perdre...

 

 

 

Alors qu'en nous cet amour, sa source, son origine est toujours là et continue de nous délivrer son feeling si indispensable aujourd'hui comme lorsque; petit enfant, nous courrions après les sauterelles, dans les herbes plus hautes des prés des étés de l'enfance.

 

 

 

Le vrai détachement n'empêche pas d'aimer quelqu'un ni de profiter de l'amour que nous partageons. Simplement il ne faut pas se perdre dans cet amour, pas plus que dans les choses que l'on peut posséder et qui, jamais, ne doivent nous posséder.

 

 

 

Comment parvenir au vrai détachement ? Sûrement pas en faisant du détachement une posture morale ou intellectuelle et en s'y efforçant. Non. Ce qu'il faut c'est expérimenter, en soi, l'amour, la paix, la satisfaction indépendante de tout et de tous. Par la pratique de la voie, de la Méditation assise et profonde comme du Service ou Méditation-active ( karma-yoga, non-agir ), de la compagnie de la vérité ( Satsang ) on satisfait ce besoin essentiel d'amour et tout le reste nous est donné de surcroît.

 

 

 

Le vrai-détachement s'obtient en pratiquant le vrai-attachement, c'est à dire en s'attachant au non-agir cher au Taoïsme et à l’hindouisme ( selon la Bhagavad-Gîtâ ) Quand notre Conscience reste attachée au Saint-Nom, par l'Observance ( de l'Agya ) on est dans le vrai-détachement.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

gianyoganand@hotmail.fr

 

 

 

 

 

 

 

  

 

   

 

 

 

Par josé ( gian yoganand ) - Publié dans : spiritualité - Communauté : SPIRITUALITE - SAGESSE
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