Partager l'article ! Le faux-égo et les trois trinités: ...
Quand on a reçu la révélation, que l'on va sur la voie en suivant
l'Agya chaque jour et que l'on commence à vivre la Grâce, sa guidance, en chaque instant de notre existence, ressentant une sensation d'accomplissement, on n'est pas arrivé encore ;
rentier spirituel n'ayant plus qu'à vivre de ses acquis tout en profitant des plaisirs du lilà [le jeu de l'Un pour le monde et pour nous] qu'est la création.
La révélation n'est pas un but, c'est le point de départ. La pratique de la
voie, composée de la Méditation, du Service et du Satsang est en même temps le but et le chemin. Le but est atteint à l'ultime bout de notre incarnation: a la
désincarnation.
Il existe de nombreux obstacles à notre pratique, pourtant simple, naturelle et
gratifiante. Je peux vous en citer quelques uns:
-L'inertie propre à notre nature humaine.
-Le faux-ego et l'ego-spirituel [qui n'est qu'une forme du premier, spécialisé
dans les mystiques, les religieux et les Marcheurs].
-La folie du monde des hommes [les horaires décousus de certaines professions,
la fatigue, le stress, l'ambition].
-La culpabilité.
la culpabilité est une manœuvre du faux-égo qui, en nous, fait tout pour que
nous n'allions pas dans la bonne direction, en paix, qui nous tire vers le bas et qui, à son paroxysme, nous mène à la violence extrême comme celle des hooligans, des black-block, des
néo-nazis et autres groupes d’extrémistes et de terroristes pour qui la vie humaine, celle de l'autre, n'a pas d'importance.
Plus nous nous approchons de l'idéal humain et de fortes valeurs distillées par
l'âme, plus le faux-ego, qui n'est pas nous, se déguise pour nous faire croire qu'il est notre conscience et se met à parler le langage que l'on aime entendre, quand on va sur le bon
chemin: "Je suis tout petit, je suis un grain de poussière, je ne suis pas digne de recevoir la grâce et l'amour de Dieu''. Ce langage peut aller jusqu'à: ''je suis trop
moche pour mériter de me trouver face à Dieu, dans la béatitude'' et l'on cesse la pratique: Côté obscure de la force: ''1'' côté lumineux de la force: ''0''.
Le loup se déguise en mouton pour mieux entrer dans la bergerie. Le faux-ego, le
diable [étymologiquement celui-qui-sépare], le côté obscure de la force [selon les Jedi], tous ces noms pointent, maladroitement, ce composant de nous, aberration de cet
égo qui a permit que l'on s'incarne en tant qu'individu et que l'on reçoive le libre arbitre nécessaire à notre retour, en toute conscience, dans la béatitude
originelle.
C'est l'histoire du yin et du yang, du pôle plus et
du pôle moins qui permettent la dynamique de la vie. Chaque médaille a son revers et l'égo, celui qui sépare a aussi un revers qui est cette inertie nous ramenant
toujours dans les plus basses vibrations de notre incarnation: les instincts animaux, l'agressivité, la territorialité, le besoin de se reproduire, le désir de domination, la vanité, le
besoin de posséder, la soif de pouvoir, de domination...
Quand on est bien installé sur la bonne voie et que nos méditations nous font
aller loin dans la conscience, le faux-égo [l'ahamkara] sait qu'il ne nous bernera plus avec des arguments
grossiers, comme l'ambition, le désir de possessions, la vanité, alors il utilise d'autres armes, plus subtiles. On n'attrape pas les mouches avec du vinaigre [sauf les mouches du
vinaigre, bien sûr!].
De toutes façons on n'arrive jamais seul au discernement et à la volition de
l'Observance [de l'Agya]. Même quand on est ''ceinture-noire-septième-dan'' de spiritualité il nous faut la Grâce. Ce n'est pas là une figure de rhétorique, rituelle pour un
Marcheur : invoquer la Grâce n'est que la constatation d'une vérité ''scientifique'' en cela qu'elle est validée par de nombreuses expériences en double-aveugle.
Sans la Grâce aucune âme, aucune conscience, n'est capable de réaliser l'erreur,
l'illusion où elle se trouve ni d'aller vers l'accomplissement de la béatitude. La Grâce est le catalyseur qui permet à la réaction de se faire et de séparer l'âme du mental, du corps, de
l'espace et du temps pour la recombiner avec le Saint-Nom [ou Te].
Cela tombe bien: la Grâce est toujours là pour nous. Elle coule en nous comme
coule une douche. Il suffit d'aller se placer dessous pour en être imprégné. Pour aller se placer dessous il faut l'humilité...Cet état d'esprit n'est pas le plus simple pour l'être
humain.
Depuis l'avènement du règne de l'individualisme [par le renforcement des effets
du faux-égo] l'humilité devient de plus en plus difficile. Aujourd'hui même la modestie et la gentillesse sont dénigrés, comme des marques de faiblesse, de ringardise, alors
l'humilité...
De plus en plus de chercheurs croient que la spiritualité c'est d'accéder à un
accomplissement de son potentiel humain par l'acquisition de pouvoirs comme de voyager dans l'astral, de voir l'aura, de guérir...Autant de motivations puériles et illusoires dictées par
le faux-égo dans l'unique but de nous empêcher d'aller sur le bon chemin.
Comme la Grâce, l'humilité est essentielle pour l'accomplissement de notre
voyage vers Moksha...La libération, but de notre venue. La trinité du Marcheur est : l'humilité, la Grâce et la dévotion. Cette trinité est atteinte par l'Observance d'une
autre trinité, celle de l'Agya qui est : le Service, le Satsang et la Méditation. Puisque nous en sommes à considérer des trinités essentielles, en voici une autre : l'Un, le
Saint-Nom et l'âme.
Pour réunir l'âme à l'Un, via le Saint-Nom, il faut l'humilité, la Grâce et la
dévotion qui se trouvent dans l'Observance de l'Agya: le Service, le Satsang et la Méditation. Il n'y a rien de plus vrai ni de plus simple que ça et c'est si dur de faire simple !
Le faux-égo n'aime pas la simplicité.
Pour les Marcheurs et les Marcheuses je vous dis ceci : chaque foi que vous
prenez conscience de ne plus être dans l'humilité, la dévotion, l'Agya ; remettez-vous-y ! Fermez les yeux et pratiquez le Saint-Nom sans plus vous poser de question. Demandez
du Satsang et vous le recevrez et si vous ne vous sentez pas de le donner il suffit de le recevoir pour être dans l'Agya.
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