Mercredi 21 décembre 2011 3 21 /12 /Déc /2011 12:22
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La publication des anciennes News, que nous avons cessé de publier faute de temps, continue...Voici la quinzième :

 
 
Il est souvent question du paradis perdu. Le jardin d'eden est une métaphore, mais le paradis perdu existe. Sur la voie on le nomme le Royaume ou Sat chit Anand. Dans ce paradis là il n'y a la Lumière et une expérience d'amour, de joie, d'accomplissement, de paix et de dévotion sans limite. Le temps et l'espace y sont complètement abolis.
 
 
 
Ce paradis est notre destination. Nous en sommes originaires: avant notre première incarnation nous y étions sans en avoir conscience. Nous étions dans l'océan sans le savoir.
 
 
 
La prise d'égo incarné dans cette existence, et les suivantes, nous permet d'accomplir notre retour en toute conscience, la réalisation, la libération...Pour se faire nous avons le libre arbitre. Il y a, en nous l'atman qui garde la mémoire de Sat chit Ananda et a l'irrépressible besoin, la soif d'y retourner.
 
 
 
Cela engendre en nous une souffrance que nous n'identifions pas, ne sachant pas à quoi l'attribuer...Voilà la souffrance latente, chronique, la frustration qui nous pousse à la consommation des biens matériels et des plaisirs dans l'espoir, sans cesse déçu, de la soulager. C'est peine perdue, car les plaisirs et les possessions ne peuvent combler ce manque....D'où notre frustration et notre désespoir...
 
 
 
Nous sommes en manque de l'infini amour dont notre âme à le souvenir et sur lequel notre esprit ne sais quels mots poser. Alors il raconte des histoires imaginées en fonction de sa culture, de son époque et de son atavisme.
 
 
 
Chez-nous, en occident, l'esprit a inventé le romantisme, les sentiments, l'amour courtois et, éduqués à la mamelle de ces idées qui n'ont aucune concurrence, nous fixons l'accession à cet amour comme but. Nous recherchons la femme ou l'homme de notre vie, comme si une autre personne pouvait donner un sens à notre existence, c'est vraiment faire preuve de modestie maladive que d'imaginer que nous sommes nés pour aimer une personne et nous faire aimer d'elle !
 
 
 
Cette idée étrange nous aveugle et nous allons de déceptions en déceptions, de souffrances en souffrances laissant notre esprit s'aigrir au fil ( tranchant comme celui d'une épée ) des ans qui passent.
 
 
 
A force de séparations, de divorces douloureux, de dépressions nerveuses dont on ne se relève qu’après bien des années on se réduit comme peau de chagrin, rabougris, ne croyant plus en rien, amère au fond de nos tanières. Pourtant l'amour est là, en nous et nous pouvons y goûter autant que nous le désirons, à volonté sans risque qu'il vienne à manquer.
 
 
 
Si, goûtant cet amour intérieur, il nous vient l'envie de le partager avec quelqu'un et qu'il se trouve que la vie avec ce quelqu'un ajoute, à l'harmonie, une tendresse faite de compréhension et de partage, alors tant mieux !
 
 
 
L'amour pour quelqu'un peut-être plein de joie, de complicité et de plaisir. Il n'est pas interdit d'avoir du plaisir, de la joie et d'aimer vivre dans ce monde. Il est simplement dommage de se perdre dans l'erreur et de laisser le temps filer dans un lit de doute et de douleur.
 
 
 
'' Occupe toi d'abord du royaume des cieux et tout le reste te sera donné de surcroît...''...
 
 
 
On peut tout faire: étudier, travailler, écrire, jouer de la musique, faire du sport, vivre en couple, fonder une famille, acheter une maison, deux maisons, trois maisons, conduire des voitures de sort, faire de la politique etc...etc...
 
 
 
Mais d'abord il faut partir du bon point, en toute conscience...La pratique de l'Agya est le bon point où se tenir pour exister et faire tout ce que l'on doit, que l'on veut, que l'on peut. Rester dans l'Agya c'est l'assurance d'être ici et maintenant au bon endroit à faire la bonne chose.
 
 
 
La vision quotidienne de la lumière qui brille en nous, yeux fermés en pratiquant la technique que l'on nous a enseignée au cours de la révélation nous donne la clairvoyance pour séparer le bon grain de l'ivraie dans la récolte que le monde nous donne.
 
 
 
Pratiquer l'Agya ne nous demande pas d'abandonner quoique ce soit de ce que nous aimons. La pratique est un plus dans notre vie et la vertu de la méditation profonde met toutes choses à leurs justes places.
 
 
 
 
 
Par gian yoganand ji - Publié dans : La voie - Communauté : SPIRITUALITE - SAGESSE
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