Dimanche 19 février 2012 7 19 /02 /Fév /2012 09:48

 

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Jésus-Christ était peut-être le Messie, le fils de Dieu, mais n'était-il pas aussi un homme ?
 
 
 
''Le Fils de Dieu se fait homme pour faire des hommes des enfants de Dieu'' [Saint Bernard -1091/1153- moine cistercien et docteur de l'Église].
 
 
 
Et Jésus n'était-il pas nommé aussi :''le fils de l'homme'' ?
 
 
 
''Alors on verra le Fils de l'homme venir dans les nuages avec beaucoup de puissance et de gloire'' [évangile selon Marc, verset 13/26].
 
 
 
Le fils de l'homme etait un homme aussi, ''un chien ne fait pas des chats...'' et cet homme vivait parmi ses frères les hommes, dans un pays, à une époque qui ont eu, sur sa pensée, une influence au moins aussi grande que le temps et l'endroit où nous vivons , ainsi que les gens rencontrés, ont sur notre propre pensée...
 
 
 
Jésus aurait vécu plus ou moins trente trois ans, en tant qu'homme et trois ans comme Messie apparent aux yeux des hommes d'Israël. Sa vie messianique aurait débuté quand le Christ atteignit sa majorité spirituelle [trente ans chez les juifs de cette époque] Sans doute plus tôt pour Jésus tant sa maturité spirituelle avait été précoce et c'est cette maturité qui définissait la majorité spirituelle, fixée par défaut à trente ans.
 
 
 
Jésus vivait dans une région particulière d’Israël : la Galilée. Voici un extrait d'un livre intitulé: ''la vie de Jésus'' qui la décrit bien :
 
 
 
''En Galilée une nature ravissante contribuait à former cet esprit beaucoup moins austère, moins âprement monothéiste que dans le reste d'Israël et imprimait, à tous les rêves de la Galilée, un tour idyllique et charmant. La Galilée était un pays très vert, très ombragé, très souriant. Au Printemps, les prés étaient recouverts d'un tapis de fleurs aux couleurs vives.
 


 
Des tourterelles fines et rapides, des merles bleus si légers qu'ils posent sur une herbe sans la faire plier, des alouettes huppées, qui viennent presque se mettre sous les pieds du voyageur, de petites tortues de ruisseaux, dont l'œil est vif et doux, des cigognes à l'air pudique et grave, dépouillant toute timidité, se laissent approcher de très près par l'homme et semblent l'appeler.
 


 
En aucun pays du monde, les montagnes ne se déploient avec plus d'harmonie et n'inspirent de plus hautes pensées. Jésus semble les avoir particulièrement aimées. Les actes les plus importants de sa carrière divine se passent sur les montagnes; c'est là qu'il était le mieux inspiré.
 


 
Si l'on excepte Tibériade, bâtie par Antipas en l'honneur de Tibère (vers l'an 15) dans le style romain, la Galilée n'avait pas de grandes villes. Le pays était néanmoins fort peuplé, couvert de petites villes et de gros villages, cultivé avec art dans toutes ses parties.
 


 
Aux ruines qui restent de son ancienne splendeur, on sent un peuple agricole, nullement doué pour l'art, peu soucieux de luxe, indifférent aux beautés de la forme, exclusivement idéaliste. La campagne abondait en eaux fraîches et en fruits; les grosses fermes étaient ombragées de vignes et de figuiers; les jardins étaient des massifs de pommiers, de noyers, de grenadiers. Le vin était excellent, s'il en faut juger par celui que les juifs recueillent encore à Safed, et on en buvait beaucoup.
 


 
Cette vie, contente et facilement satisfaite, se spiritualisait en rêves éthérés, en une sorte de mysticisme poétique confondant le ciel et la terre. Laissez l'austère Jean-Baptiste dans son désert de Judée, prêcher la pénitence, tonner sans cesse, vivre de sauterelles en compagnie des chacals ! Pourquoi les compagnons de l'époux jeûneraient-ils pendant que l'époux est avec eux ? La joie fera partie du Royaume de Dieu.'' [Ernest Renan -1823/1892- écrivain, philologue, philosophe et historien].
 
 
 
Le reste de la Palestine, occupée par les Romains, ou sous leur influence, était plus aride, plus urbain et agité de soubresauts politiques provoqués par des sectes de zélotes, sadducéens et autres Pharisiens. Il régnait sur le pays un esprit de fin du monde, un nihilisme millénariste. Chez les Esséniens, par exemple, une secte eschatologique [tenant des discours sur la fin du monde prochaine] prônait l'ascétisme et la pureté rituelle en attendant cette occurrence.
 
 
 
Les Galiléens voyageaient peu et vivaient dans de grosses fermes confortables, quoique rustiques, entourées de jardins et de vergers. Ils allaient une fois par an à Jérusalem pour des fêtes religieuses. Cette époque était une période de joie familiale pour Jésus.
 
 
 
A cause de ce mode de vie, les Galiléens ne subissaient pas les influences extrêmes et tordues des autres régions d’Israël, comme la Judée, par exemple. C'est la raison de l'originalité de l'enseignement du Christ, ce juif qui ne ressemblait pas aux autres rabbins, tant par son enseignement que par son comportement, même s'il respectait les us et coutumes juives de son temps [la voie enseigne le respect que l'on doit aux lois du pays et de l'époque où l'on vit].
 
 
 
Jésus a reçu un enseignement et un baptême de Jean-le-baptiste. Ce baptême était un baptême d'eau. Jean annonçait que quelqu'un viendrait, qui serait plus puissant que lui, et que lui baptiserait non plus d'eau mais dans l'Esprit-Saint et dans le feux, le Saint-Souffle ou Saint-Nom et la Lumière. Le mot esprit vient du grec [entre autre origine avec le latin spirare : souffler] pneuma qui signifie souffle...
 
 
 
Jésus a eu ses premiers disciples parmi ceux de Jean-le-baptiste, comme Philippe et André qui ramenèrent Siméon [Pierre]. Pourtant, malgré cette reconnaissance de Jésus par Jean, tous les disciples de Jean ne reconnurent pas le Christ comme Messie, comme maître et ne le suivirent pas. Une secte importante a longtemps existé, les mandéens qui ne reconnaissent toujours pas Jésus comme prophète. Ils le considèrent comme un faux-prophète. Ces mandéens ont longtemps vécus en Irak et il en existe maintenant quelques milliers dans le monde.
 
 
 
Jean le baptiste était plus sous l'influence d'une théologie dualiste, typique d'autres religions venues d'Iran, comme le Zoroastrisme, où il y a une séparation nette entre la lumière et les ténèbres, comme bien plus tard dans le Manichéisme.
 
 
 
Il est à noter que du cinquième au quatrième siècle, avant notre ère, l'Iran appartenait à l'empire Perse qui s'étendait de la Turquie [Lydie, Ionie] jusqu'aux rives de l'Indus, en passant par la totalité de la Palestine de l'Assyrie, Babylone, l'Arménie, Perside etc...
 
 
 
La civilisation Harappéenne, point d'origine de la Madhyama-màrga, était éteinte depuis près de mille trois cent ans avant cet empire de Perse, mais la voie existait toujours sur place et en Inde dans tout le Bassin du Gange à travers les courants Ajivika, Jaïne, certaines voies de l’hindouisme et les débuts du bouddhisme.
 
 
             
 
La victoire de Cyrus [Cyrus II, dit le Grand, fondateur de l'empire Perse achéménide vers 550-530 avant notre ère], les tenants de la religion Zoroastre et les juifs de l'époque se sentirent unis comme des frères. La Perse était arrivée, en bannissant les dévas multiples de l'hindouisme et en les transformant en démons, à fabriquer un monothéisme à partir des religions aryennes qui étaient plus animistes que Déistes.
 


 
La tonalité prophétique de plusieurs des enseignements de l'Iran avait beaucoup d'analogie avec certains textes hébraïques d'Osée et d'Isaïe. Israël se reposa sous les Achéménides et, sous Xerxès [vers 400 ans avant notre ère] et se fit redouter des Iraniens eux-mêmes. Mais l'entrée triomphante et souvent brutale de la civilisation grecque et romaine le rejeta dans ses rêves.
 
 
             
 
L'empire Perse touchait la Grèce et les philosophes Grecs ont été directement influencés par les philosophies orientales véhiculée à travers ce vaste empire en même temps que les caravanes commerciales. L'origine de la philosophie se situe en Ionie, du milieu du VIIe siècle av. J-C jusqu'au IVe siècle av. J-C. A cette époque la Ionie appartenait à l'empire Perse. Un héritier célèbre des philosophes présocratiques est Platon. Parmi les philosophes présocratiques citons Thalès, Pythagore, Héraclite et Démocrite.
 
 
 
L'histoire contée dans les évangiles a été inventée par leurs rédacteurs, elle est mythique et sert à établir la religion en collant avec les sensibilités de l'époque où elles étaient destinées et aux régions où elles ont essaimées au début [La Grèce, Rome et l'Asie mineure] Mais Jésus a vécu et révélé le Royaume à ceux qui ont frappé pour demander le baptême dans le Saint-Nom et la Lumière, venus à lui avec un esprit simple, comme celui des enfants.
 
 
 
L'enseignement du Christ est issu de l’Asie, de l'Inde plus précisément, en passant par la Perse sur un axe logistique direct et habituel pour les échanges commerciaux et culturels... Cet enseignement a pris mille huit cents ans pour venir au Christ, depuis la fin de la civilisation de l'Indus. Chaque fois que cet enseignement s'installait dans une région du monde il revêtait les atours du pays et se disait dans sa langue véhiculaire.
 
 
 
Qu'importe les mots, les noms, les concepts et les différentes adaptations que la voie a opérée, seul compte l'enseignement et, par la révélation et l'Observance, l'expérience directe que les Marcheurs peuvent vivre.
 
 
             
 
Jean ch.12, v.35/36 :Qui est ce Fils de l'homme ? Jésus leur dit :
 
 
 
-« la Lumière est encore pour un peu de temps au milieu de vous. Marchez, pendant que vous avez la Lumière, afin que les ténèbres ne vous surprennent point : celui qui marche dans les ténèbres ne sait où il va. Pendant que vous avez la Lumière, croyez en la Lumière, afin que vous soyez des enfants de Lumière. »
 
 
 
Jean ch.14, v. 9/10 : Philippe lui dit :
 
 
 
-« Seigneur, montre-nous le Père, et cela nous suffit. »
 
 
 
Jésus lui dit :
 
 
 
-« Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne m'as pas connu, Philippe ! Celui qui m'a vu a vu le Père ; comment dis-tu : Montre-nous le Père ? Ne crois-tu pas que je suis dans le Père, et que le Père est en moi ? Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même ; et le Père qui demeure en moi, c'est lui qui fait les œuvres. »
 
 
 
la voie : ''Je suis dans le Père et le Père est en moi...'' Je suis dans le Saint-Nom et le Saint-Nom est en moi, à rapprocher du : ''Au début était le verbe, le verbe était avec Dieu, le verbe était Dieu...'' selon les traductions le verbe est nommé : ''la parole''.
 
 
 
''Les paroles que je vous dis...'' Il s'agit, évidemment, du Satsang.
 
 
 
Il y a des centaines d'exemples tels ceux-ci qui montrent en évidence, pour la Marcheur sur la voie que le Christ la révélait en son temps à qui venait à lui pour la lui demander. Ils ne furent pas nombreux.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Les influences que Jésus, fils de Joseph reçut en Galilée.

Par gian yoganand ji - Publié dans : spiritualité - Communauté : SPIRITUALITE - SAGESSE
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