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Quand on est chercheur ce que l'on cherche c'est la Vérité; c'est à dire ce qui
est vrai pour tous et chacun, et pas quelque chose de relatif ou, pire, de faux avec une apparence de vrai. La peur de se tromper et d'aller sur une voie erronée, où l'on perdrait son
temps et son énergie vainement, nous rend prudents et nous empêche, parfois, de nous décider et d'aller sur une voie rencontrée qui nous semble parler de Vérité.
Il y a un moyen, quand on a reçu la révélation, c'est à dire que l'on est
Marcheur, de savoir si quelque chose est vrai ou faux, bon ou mauvais sans risque de se tromper et sans faire appel aux critères moraux ou religieux que l'on a apprit et ce moyen c'est la
Méditation, l'expérience du Saint-Nom.
Par exemple : si vous désirez savoir si une activité est bonne ou mauvaise
il vous suffit de constater si elle vous permet de rester dans la Méditation-active [le Service] ou vous en éloigne. Une activité qui vous empêcherait de rester concentré sur le Saint-Nom
ne serait pas positive, au regard de la pratique de la voie.
Si pour vous cette pratique est essentielle tout ce qui la favorise est positif,
à contrario tout ce qui l'empêche est négatif. Il ne s'agit pas, forcément, de refuser toutes activités qui ne favorisent pas la pratique du Service car il existe des activités où l'usage
intensif de l'intelligence et l'inter-action avec d'autres individus demandent de s'investir beaucoup, ce qui ne favorise pas la Méditation-active ou Service [ou non-agir]. Ce n'est pas
impossible mais c'est difficile, parfois, surtout pour les jeunes Marcheurs manquant de pratique.
Si la pratique de l'Agya [le socle de la voie] est essentielle
dans la vie d'un Marcheur, l'assumation de ses devoirs et obligations sociales, familiales et professionnelles l'est tout autant. On ne doit jamais sacrifier son dharma [ses obligations,
son devoir] à la pratique de l'Agya. Le dharma passe avant tout. Assumer son dharma est un Agya particulier, unique qui se suffit à lui même.
Le Saint-Nom fait, entre autre, office de base référentielle: quand on ressent
le feeling que sa fréquentation provoque en nous, on l'apprécie tellement, c'est tellement et fondamentalement ce qu'il nous faut et que l'on attendait depuis toujours que l'on veux le
ressentir autant que faire se peut.
Quand quelque chose nous éloigne de ce feeling, on l'évite, si possible. C'est
sûr que de tailler la vigne favorise plus la méditation que de travailler dans une salle de marché devant plusieurs moniteurs pleins de chiffres et de graphique avec, à la main, toujours
deux téléphones et plusieurs interlocuteurs. Sans parler du poids de la responsabilité qui pèse sur nous.
C'est peut-être pour cela qu'il a été dit: ''il sera plus facile à un
chameau de passer par le chas d'une aiguille qu'à un riche d'entrer au royaume des cieux.''
Parfois nous avons une existence compliquée et la pratique de l'Agya a du mal à
trouver sa place dans cette complication. Quand on entre sur la voie on est motivé par quelque chose de si fort que l'on est prêt à simplifier
son existence. Un adolescent, un très jeune adulte sort chaque Vendredi et Samedi soir. Il va danser en boite de nuit, souvent consomme de l'alcool en excès et parfois d'autres produits
psychotropiques moins légaux mais tout aussi ''transcendantaux''.
Mais voyez-vous beaucoup de personnes mariées,
et à fortiori parents, agissant ainsi ? Non, elles se ''rangent'' et leurs vies sont simplifiées. Bien sûr que si elles regrettent leurs sorties et leurs excès elles ne seront pas
heureuses dans ces existences simplifiées mais faire un choix c'est toujours abandonner quelque chose pour avoir autre chose. C'est la maturité. Pour la voie c'est la même
chose.
Elle ne devient pas la seule ''chose'' qui
compte dans notre vie, mais celle qui compte le plus. La famille, notre conjoint, nos enfants, le travail, l'implication dans des activités conviviales, communautaires et/ou sociales et
humanitaires ont une importance non négligeable. Mais le Marcheur évitera, autant que cela sera possible sans négliger son dharma, toute activité mauvaise [du point de vue de
l'Agya].
Mais pour un chercheur, qu'est-ce qui peux l'aider à savoir si une chose est
bonne ou mauvaise? Le bon sens, le sens moral, les lois et les réglementations. Mais à part ces aides précieuses?
Rien. Il doit s'en remettre à la Grâce de l'Un qui ne manque jamais aux
chercheurs sincères qui vont sur la route avec un réel désir de vérité. Le Satsang [qui est parole de vérité] doit toucher l'âme via les oreilles. Si le Satsang fait vibrer, en vous, une
corde qui vous plaît, allez-y: faites confiance...
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Reconnaitre le bon du mauvais