Lundi 16 janvier 2012 1 16 /01 /Jan /2012 11:02

 

 
            la perfection de la vie
 
 
 
 
 
 
 
Souvent on met en opposition la spiritualité et la vie en société, l'épanouissement social, professionnel et familiale avec l'accomplissement spirituel, comme si il était impossible de concilier les deux !.
 
 
 
Souvent on met en opposition l'âme et le corps physique, l'intelligence et la conscience, la réflexion et la méditation.
 
 
 
Souvent on met en opposition la béatitude et le monde physique. Toutes ces oppositions sont la marque de la grande confusion et de l'ignorance où l'homme se trouve, de la main-mise du faux-égo sur son mental.
 
 
 
Le corps physique, l'intelligence, l'égo, l'esprit, la conscience et l'âme sont faits pour servir en synergie au propos de la vie humaine. Sans corps physique la méditation, donc la Conscience de la Béatitude et, par là-même, la Réalisation seraient impossible. Sans le corps physique, tel qu'il est fait, avec ses sens, ses organes et ses fonctions la Méditation selon l'enseignement de la voie serait impossible.
 
 
 
Il est coutume de dire: ''le corps est le temple de Dieu'', ce temple a un tabernacle où brille la Lumière et où il est possible de la contempler. C'est parce que le corps humain est fait comme il est fait que notre Conscience peut se poser sur le pràna quand il pénètre notre corps et quand il en ressort, inlassablement.
 
 
 
Cette conscience du pràna apporte à l'esprit les sensations apaisantes de l'âme et une ré-identification qui permet d'aller sur la bonne voie, vers le but de notre incarnation. Si le corps humain n'était pas fait comme il est fait nous serions incapables de voir, puis de regarder la Lumière avec la possibilité de nous fondre en elle, au delà du corps, du temps et de l'espace.
 
 
 
Si nous n'avions pas l'égo nous ne serions pas nous et comment, alors, accomplir notre destinée? Bien sûr chaque médaille a son revers et l'individualisation de l'âme dans le corps, possible par l'égo, a son revers qui est une inertie importante, un ''maya-tropisme'' qui nous oblige à une vigilance de tous les instants, sur la voie vers la libération.
 
 
 
L'intelligence ( le mental ) est un outils indispensable dans l'accomplissement de notre dharma d'humain, l'assumation de nos devoirs de citoyen, d'époux et de père ( le cas échéant ). Il n'est pas question de se retrancher du monde, tel l'anachorète des météores, ni de se confire dans la seule Méditation ( Il est possible d'opter plutôt pour le mot contemplation si le mot méditation dérange ).
 
 
 
Des chercheurs disent souvent que la Conscience ne se peut pas sans la pensée...Je mets cette assertion sur le compte de la méconnaissance, de l’inexpérience de la Méditation. Quand on s’abîme dans la contemplation de la lumière, en soi, moins on pense et plus notre immersion; en elle, s'approfondit.
 
 
 
Sur la voie tout est parfait et il n'y a aucune opposition entre la spiritualité et le monde des hommes. La pratique repose sur les trois pieds qui composent l'Agya et deux de ces trois pieds sont posés dans le monde: le Satsang et le Service ( ou méditation active ).
 
 
 
Dans le Service le fait d'assumer toutes ses responsabilités d'humain sont prises en compte. Dans le Satsang donné la sociabilité est importante. Seule la Méditation formelle, profonde ( ou contemplation ) se fait dans le secret et le calme.
 
 
 
Cette manie de toujours mettre en oppositions toutes ces faces d'un même diamant est à créditer au compte de cette inertie ''maya-tropique'' qui ne veut pas que notre Conscience s'élève et qui se complaît dans la polémique, les tergiversations, les sempiternelles et stériles discussions, jouant, à loisir, sur les mots, les concepts et la dialectique avec la conviction qu'une phrase à la syntaxe parfaite veut forcément dire quelque chose.
 
 
 
On le voit bien avec les livres sacrés: chaque lecteur apporte son interprétation du texte de telle façon que l'on peut arriver à la plus grande tolérance ou au terrorisme le plus brutal à partir des mêmes phrases. Cela a toujours été ainsi...
 
 
 
C'est pour cela qu'il faut être guidé par une parole vivante capable de répondre à nos doutes et à nos questions. Quand la voix, qui portait cette parole s'éteint, les écritures naissent et prennent sa place. Mais l'écriture ne peut nous contredire et il est ainsi facile de lui faire dire ce qui nous arrange selon nos conceptions.
 
 
 
Le faux-égo n'aime pas l'idée d'une parole vivante, car une parole vivante veut dire une voix sortant d'une bouche vivante et cela signifie qu'il faut un guide. Le faux-égo veut bien être le fan d'un chanteur, d'un homme politique mais d'un guide point, à moins que ce guide mène ses suiveurs dans un cul-de-sac !
 
 
 
Tant que cela ne le met pas en cause et laisse son porteur dans l'erreur et la confusion. Il veut bien prendre tous les guides possibles, mais lorsque la Vérité est là, lorsqu'il s'agit d'elle, alors il se révolte et s'insurge criant à la secte, à la manipulation préférant s'inventer des guides célestes, ou de lumière qui ne peuvent rien lui dire puisque sans voix, sauf pour les schizophrènes, bien entendu.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Tout est parfait

 

 

 

 

Par gian yoganand ji - Publié dans : spiritualité - Communauté : SPIRITUALITE - SAGESSE
Voir les 0 commentaires
Retour à l'accueil
Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés