Le dictionnaire ou petit lexique de la Madhyama-màrga.

 
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Ce lexique a comme propos de vous donner le sens des mots employés dans le vocabulaire de la voie, selon les préceptes de la Madhyama-màrga. La signification qui est donnée ici est le fruit d'une convention destinée à se comprendre. D'autres sens, sans doute, peuvent être donnés aux mots expliqués ici. A chacun ses conventions. Nous vous donnons la notre. Si vous ne comprenez pas ou que vous comprenez mal certains mots ou que vous avez un doute, laissez un message sur le mail gianyoganand@hotmail.fr nous ajouterons de nouvelles définitions, ici, pour vous répondre.
 
 
 
           

 

-Accomplissement : c'est le fait de faire ce pour quoi on est fait, ce que l'on doit.

 

 

 

-Ahamkara: le faux-égo dont parle la Bhagavad-Gîtà et la Madhyama-màrga et que certains confondent avec l'égo. Les Bouddhistes disent Màra. C'est cet ''ennemi'' intime qui nous tire dans l'illusion et ne peut vivre dans la Conscience. Souvent il nous parle et nous croyons que ses paroles sont nos paroles. On peut dire qu'il est ''celui-qui-sépare'', autrement dit le diable puisque c'est le sens de ce mot.

 

 

 

-Âme [Conscience, Âtman -selon l'āstika-] : C'est notre vrai-soi, l'occupant, le passager de notre corps durant l'existence [incarnation]. L'âme utilise l'intelligence [le mental] mais n'est pas le mental, ni l'égo. L'âme est immortelle et passe de corps en corps à la recherche de son accomplissement. Il est de coutume de dire que : ''les yeux sont les fenêtres de l'âme''. L'âme est cette Conscience qui voit à travers les yeux.

 

 

L'âme vient du Royaume* et doit y retourner en toute Conscience. C'est pour atteindre ce but que l'égo lui a été donné par la lilà et la Grâce de l'Un au moment de son incarnation.

 

 

L'âme et le Saint-Nom* sont ''apparentés'' mais pas confondus. Ils sont de même nature et de même origine et cohabitent dans l'enveloppe charnelle. Le faux-égo  les  sépare sans cesse. Le propos de la Madhyama-màrga est de les unir. C'est de cette union que viendra la libération via la  Réalisation.

 

 

-Amour : ici il s'agit de celui que chaque personne porte en elle et qui ne dépend de personne ni de rien. C'est l'Amour de l'Un.

 
 
- Agya : c'est le socle de la voie, fait des trois composantes de sa pratique, son ascèse. Ces trois composantes sont : le Service, le Satsang*, la Méditation. L'Agya est aussi une recommandation faite, aux Marcheurs, par le guide*. A un Marcheur qui désirait se retirer du monde, abandonner sa famille, pour se consacrer à la voie, l'Agya suivant lui a été donné par le guide :
 
 
 
« Tu dois assumer ton dharma [responsabilité, devoir] de père et d'époux. On ne peut laisser ses enfants sans père pour la pratique de la voie. Assumer ses responsabilité, ses devoirs est un Agya aussi important que Service, Satsang, Méditation ».
 
 
 
L'Agya ne peut, ni ne doit, aller à l'encontre du libre-arbitre de l'individu pas plus que nuire à ses intérêts fondamentaux. Un Agya du type : ''donne tous tes biens au guide, quitte tout pour le suivre, déshabille toi et couche avec le guide'' [par exemple] ne serait pas un Agya mais l'abus d'un supposé pouvoir et une rupture de la confiance unissant le disciple à son maître [dans le sens compagnonnage du terme].
 
 
 
-Aspirant : Postulant ayant le désir de recevoir la révélation donnée à l'entrée de la voie et permettant d'observer l'Agya. Il est entré dans un processus de préparation variable, en durée, selon chacun. Il est passé du troisième au quatrième-cercle: Galiyārā.
 
 
 
-Bhakti : c'est la dévotion, c'est à dire la pleine conscience de l'Amour ressenti par la grâce du Saint-Nom et l'ardent désir, plein de reconnaissance, d'en jouir encore en se donnant à lui par l'Observance. Quand on vit Bhakti le but n'est plus la libération de l'âme mais la ''fréquentation'' assidue du Saint-Nom, par amour pour lui, sans se poser plus de question. C'est Bhakti, le vrai grand secret de la voie.          

 

 
-Chercheur : c'est une personne qui se pose des questions sur le but de son existence et ne se satisfait pas des réponses qu'apporte le monde matérialiste. Il est passé du premier cercle, Astitva, au deuxième-cercle: Khōja. Attention de ne pas devenir un ''chercheur-professionnel'' plus attaché à ses questions qu'aux réponses qu'il collectionne comme autant de trophées.
 
 
 
           

-Conscience ( la ) ou Purusa : Il faut préciser que le purusa, dans le sens que lui donne le Raja-yoga, est le soi suprême de l'homme, la conscience qui voit. Il est madhyastha [qui se tient au centre] équanime, impartial et impassible : le Marcheur en état de Service est madhyastha. Le purusa est plus que la Conscience vue par le regard de la voie. Purusa désignerait l'âme incarnée qui bénéficie, par la Grâce de l'égo, d'une Conscience individuelle.

 

La Conscience, pour la Madhyama-màrga, est le fruit de la Grâce, via l'incarnation permise par la prise d'égo. C'est la Conscience qui donne des yeux à l'âme et qui lui permet de regarder, à travers eux, la création où l'incarnation évolue, assume son dharma et joue la lilà de l'Un pour accomplir son destin : la Réalisation.

 

La Conscience peut être dans les choses du monde [la maya], sans percevoir le Saint-Nom sous-jacent à toutes choses ou être dans le Saint-Nom par l'Observance. Mettre sa conscience dans le Saint-Nom est la Méditation et le Service [qui est aussi une méditation].

 

 

-Détachement : liberté. Ne pas confondre avec: indifférence. Le vrai-détachement n'est pas l'abandon de choses ou de personnes mais l'attachement à l'Amour de l'Un et à l'Observance de l'Agya qui, à travers le Service nous met dans le non-agir...

 

 

-Dévotion [Bhakti] : ici le sens n'est pas le juste sens de: ''zèle dans la pratique religieuse Catholique Romaine'', mais plutôt un amour sans limite pour l'Un. Cet amour n'est pas affecté; artificiel, mais réel et dû à la reconnaissance qu'une âme comblée voue au Saint-Nom pour la paix et l'Amour qu'elle trouve en elle dans l'Observance de l'Agya et par la Grâce.

 
             
-Dharma : c'est les responsabilités, le rôle social, notre devoir durant notre existence. Le respect des lois, de la morale du pays et du temps où l'on vit et de nos différentes responsabilités et obligations est un dharma incontournable qui vaut l'Agya fondamental de la Madhyama-màrga.
 
 
 
-Égo : c'est lui qui permet à l'âme de ''prendre-corps'', de s'incarner et d'avoir une identité terrestre. Sans égo pas d'individualisation de l'âme : la goutte d'eau reste fondue dans l'océan et n'est donc pas une goutte d'eau.
 
 
 
C'est le don de l'égo, incarné, qui permet à l'âme de prendre Conscience ; c'est à dire d'avoir une conscience. L'égo, par la Grâce de l'Un, fait le deux...La dualité fait le libre-arbitre et c'est ce qui permet le retours du fils prodigue après ses pérégrinations. C'est un des effets de la lilà* de l'Un.
 
 
 
-Faux-égo [Mâra ou Ahamkara] : c'est ce que d'aucun nomment le mal. C'est une perversion de l'égo, le résultat des ténèbres de l'ignorance*. Le faux-égo est cette force d'inertie qui, mécaniquement, attache notre Conscience aux niveaux les plus bas et fait tout pour la garder attachée là.
 
 
 
Les plaisirs du monde, les instincts primaires comme seules références, la seule jouissance, les abus, la haine, la confusion, la dualité, la guerre, les concepts, la folie, l'inconscience, l'inconséquence sont ses créations et il déteste la paix, l'Amour et le Saint-Nom. Il est capable de se déguiser en agneau pour mieux tromper le Chercheur ou le dévot. Il construit tous les pièges possibles pour empêcher l'âme d'arriver à son but ultime. Seule la Grâce peut circonvenir le faux-égo.
 
 
 
-Grâce : la Grâce est le pouvoir du Saint-Nom capable de donner l'expérience de la Conscience de la Béatitude*. Ce pouvoir est le seul capable de transcender l'inertie propre à notre nature humaine et de faire que nous puissions réaliser la voie et atteindre la libération*. La Grâce ''coule'' en nous tout le temps. Pour s'en remettre à elle il faut placer sa Conscience là où elle se trouve. Le moyen de parvenir à ces fins est l'Observance de l'Agya et Bhakti.
 
 
 
-Guide [le] : c'est celui qui donne la révélation aux Chercheurs et garde sur la voie les Marcheurs . Il a déjà fait le chemin et a de l'avance. Il connaît tous les pièges et peut les aider à surmonter ceux qui ne manqueront pas de se dresser sur leur route.
 
 
 
Il a atteint l'éveil et réalise la Connaissance par l'observance de l'Agya. Le guide fait partie de la pratique, il est la source de l'Agya et du Satsang. Pour apprendre n'importe quel métier d'art on s'adresse à un maître, un guide, pour la voie c'est la même chose.
 
 
 
Le guide respecte le libre-arbitre de chaque personne et ne relance jamais un Chercheur ou un Marcheur : il laisse venir à lui ceux qui désirent aller sur la voiemais ne va chercher personne, jamais, même ceux et celles auxquels il tient humainement. Le respect du libre-arbitre est plus fort que ses sentiments. Le fait de suivre son enseignement doit être et rester une démarche volontaire de chaque Chercheur*, de chaque Postulant*, de chaque Aspirant* et de chaque Marcheur*.
  
  
-Humilité [Contraire: orgueil, vanité] : ''vertu qui nous donne le sentiment de notre faiblesse, qui réprime en nous les mouvements de l'orgueil''.  Vision objective de soi, sans surestimation ni sous-estimation de ses qualités et capacités.           
           
 
 
-Ignorance : c'est le contraire de Connaissance. La Connaissance est un autre nom de la voie. Certains maîtres qui prônent cette voie, de leur façon, utilisent le mot Connaissance pour en parler. L'ignorance, ici, est celle de la Vérité et correspond à la notion de ténèbres, l'absence de Lumière [ou plus exactement de LA Lumière]. Elle serait donc un synonyme d'inconscience.
 
 
 
-Karma : c'est la loi d'action-réaction, la conséquence de ses pensées, ses paroles et ses actes. Toute pensée, parole et action entraîne une réaction, en retour, d'une qualité et d'une intensité égale.
 
 
 
L'observance nous met hors d'atteinte du karma. Le non-agir [Service] n’entraîne aucun karma. Contrairement à ce qui est couramment accepté et enseigné, même par les plus grands maîtres indiens passés et présents, le karma ne passe pas d'une incarnation à l'autre.
 
 
 
Les actes posés par une personne, durant une incarnation, ne concerne pas cette personne dans une autre vie. Seule l'âme passe de vies en vies, mais la personnalité, l'histoire de la personne, qui est propre à chaque incarnation, ne passent pas d'incarnations en incarnations et on ne peut tenir pour responsable des actes d'un criminel impie de l'Inde médiévale un ouvrier du nord de la France vivant dans les années soixante...
 
 
 
l'évolution spirituelle permise par les différentes incarnations perdure à travers les différentes vies traversées par l'âme. L'évolution va toujours de l'avant, la régression n'existe pas pour l'âme. Cela prend le temps qu'il faut, mais la régression ne se peut pas.
 
 
 
-Libération [Moksha] : c'est la fin du cycle du samsàra, la fin des incarnations, l'âme ayant réalisé le propos de sa ''prise-de-corps'' et d'égo. Revenir à sa source, l'Un, en toute conscience est le but suprême et la libération en est la porte d'entrée.
 
 
 
-Lilà [la] : c'est le jeu de l'Un avec la création et les créatures. Ce jeu est toujours constructif et bienveillant même si, parfois, on peut ressentir quelqu'injustice ou incompréhension face aux événements quand ils ne nous semblent pas, à première vue, favorables.
 
 
 
-Lumière : c'est la manifestation visible du Saint-Nom. Il est coutume de l'écrire avec une Majuscule pour la différencier de celle ; phénoménale, composée de photons. La Lumière que l'on peut voir en pratiquant la technique de la Lumière, en Méditation, est celle dont parlent tous les livres saints de toutes les religions, celle qui nous inonde entièrement ''quand l’œil, qui est la lampe du corps, est sain'' [évangiles].
 
 
 
Cette technique de méditation, enseignée lors de la révélation, se pratique après celle de la Musique, ou seule quand le désir nous en prend. Comme celle de la Musique, la technique de la Lumière est secrète et se pratique sous son drap de méditation à l’abri des regards.
 
 
 
Il est de coutume de considérer que la vision régulière de la Lumière, dans la Méditation, apporte la clair-vue si chère aux Bouddhas. Chaque fois qu'une âme atteint l'éveil* c'est par la Lumière, en elle, qu'elle l'atteint. On parle des éveillés aussi en les qualifiant d'illuminés. Seule la Lumière peut illuminer. Elle chasse les ténèbres* de l'ignorance. Le Samadhi* s'atteint par et en elle. Il est possible de l'atteindre aussi par la Musique [La Musique et la Lumière sont des manifestations du Saint-Nom ou Verbe].
 
 
-Marà : Voir à faux-égo et Ahamkara.
 
 
 
-Marcheur : aspirant ayant reçu la révélation et pratiquant la Madhyama-màrga par l'Observance de L'Agya. Il est passé au cinquième-cercle: Màrga.
 
 
 
-Màyà [la] : pour la Madhyama-màrga la màyà [ou illusion] ne signifie pas que le monde où nous vivons n'est qu'une illusion, un pâle reflet de la Vérité où nous nous perdons. La màyà est l'illusion où nous met le faux-égo. L'état de conscience où il nous laisse nous fait voir le monde d'une manière erronée et c'est cela la màyà, l'illusion. C'est le faux-égo, Màra, qui nous illusionne.
 
 
 
-Méditation : c'est la pratique de techniques enseignées lors de la révélation. La méditation a pour propos de permettre à la Conscience de se mettre dans un ''endroit'', à l'intérieur de soi, où le faux-égo* n'a pas sa place, afin de se connecter au Saint-Nom.
 
 
 
Les chrétiens disent oraison, prière muette pour Méditation et quand le Christ se retirait loin du regard des autres [disciples et apôtres y compris] pour aller prier , c’était pour méditer, s’abîmer [aller profond, dans l'abîme] en prière.
           
-Mental [le] : c'est l'intelligence, un outil qui produira, selon celui qui l'utilise, de bons résultats ou de moins bons. Si la Conscience est plongée dans le Saint-Nom ou dans le Faux-égo les résultats, la production du mental seront différents. Le Satsang et le Service, comme le dharma utilisent, ont besoin du mental.
 
 
           
-Musique : c'est une des manifestation du Saint-Nom perceptible par le Marcheur qui pratique la technique de méditation de la Musique. Le nom de Musique a été donné à cette manifestation du Saint-Nom parce qu'elle est sonore et qu'il est possible de l'entendre, de l'écouter. Elle se manifeste en soi par des sons mélodieux qui varient en fonction de l'état de ''focalisation'' du méditant.
 
 
 
Certains la perçoivent comme des cloches qui carillonnent mélodieusement, d'autres comme un vent qui souffle et comme le bruit du ressac d'un océan sur la plage. D'autres entendent un peu de tout cela, suivant les jours ou les moments. Il est de coutume de dire que l'écoute de cette musique apporte la douceur et la dévotion [Bhakti*].
 
 
 
Il est habituel de pratiquer cette technique en second, lors des ''cessions'' de Méditation, juste après la technique du Saint-Nom et avant celle de la Lumière. Il est possible aussi de pratiquer seule cette technique dans la journée quand le désir nous en prend. La technique de la Musique est secrète et ne doit se pratiquer que caché de tout regard. On se met sous un drap léger [le drap de méditation].
 
 
 
-Nectar : c'est la quatrième technique de méditation. Elle ne se pratique qu'avec le Saint-Nom, dans la journée quand on veut rester concentré et est un rappel qu'il faut se tourner vers l'intérieur. Parfois on la pratique aussi avec les techniques de la Lumière et de la Musique quand on manifeste une volonté forte de se fondre en elles...certains pratiquants on goutté un liquide, froid comme l'éther, qui s'est mis à couler dans leur bouche, quand ils pratiquaient cette technique et cette perception les a plongé en pranam*, les larmes aux yeux.
 
 
 
-Observance : désigne le fait d'observer l'Agya*. L’Observance est une vertu cardinale de la vie du Marcheur*. Sans elle pas de Grâce*, non pas que l'Un nous donne sa Grâce en récompense ; elle coule en nous constamment, mais seule l'Observance de l'Agya nous met dans l'état d'être où nous sommes capables de ressentir la Grâce, de la vivre et d'en profiter. La révélation* ne suffit pas, il faut pratiquer.

 

-paix [La]: non pas l'absence de guerre, mais le fait d'être dans l'instant-présent, complet et sans question.

 

-plénitude [la] : c'est le fait d'être plein, plein de sens, de raison.

 
             
-Postulant : c'est un Chercheur qui a rencontré le Satsang et désire en savoir plus. Il est passé du deuxième au troisième-cercle: Sunanā.
 
 
 
-Réalisation : Le but de la voie est la Réalisation. Quand on est dans un état de Service toute la journée, sans arrêt, du lever au coucher [mis à part les périodes de Méditation formelle] on a atteint la Réalisation. Un éveillé* peut ne pas avoir réalisé la voie, comme un Réalisé peut ne pas être éveillé. On peut être à la foi éveillé et réalisé. On ne peut se libérer qu'après avoir réalisé, c'est à dire avoir rendue la voie réelle dans son existence par l'Observance de l'Agya et la bhakti.
 
 
 
-Révélation [Prataka] : c'est le moment où l'Aspirant devient Marcheur. Il rencontre le guide qui lui révèle la Lumière intérieure, en la lui montrant, puis qui lui donne les quatre techniques de méditation : Saint-Nom, Lumière, Musique et Nectar. La révélation ne se fait que sur la demande expresse de l'Aspirant et uniquement après une période de préparation.
 
 
 
La révélation est la fin d'un cycle [Galiyārā] et le début d'un nouveau cycle : Margà [la voie]. On ne peut Observer l'Agya qu'après avoir eu la Révélation. Seul le guide est habilité à donner la révélation. Il ne la propose jamais et ne la donne qu'à ceux qui la lui demandent et seulement après cette période de préparation, antichambre de la voie. La révélation s'apparente à la prāṇāhuti qui est:
 
 
 
''l'utilisation de l'énergie divine pour la transformation de l'homme par la pratique de la méditation et avec l'aide de la prāṇāhuti [au sens de transmission], les tendances du mental disparaissent et laissent place à la lumière...''   Wikipédia.
 
 
 
La révélation est considérée par beaucoup comme ce baptême ''dans l'esprit-saint et dans le feux'' que donnait le Christ, tandis que Jean le baptiste ne donnait ''que'' le baptême dans l'eau, celui qui est encore pratiqué de nos jours par les chrétiens. L'esprit-saint est le Saint-Nom [ou Verbe] et le feux, la Lumière.
 
 
 
-Royaume [le] [Satcitananda] : est ‘’l’endroit’’ où l’âme se fond quand elle a atteint le but de la voie: la libération [sous-entendu du samsâra ou ''cycle des incarnations'']. En Inde cet endroit se nomme Sat chit Ananda, c’est à dire la ''parfaite-conscience-de-la-béatitude''.
 
 
 
C'est l'état de parfaite béatitude en toute Conscience, quand l'âme est unie à l'Un. Jésus parlait du Royaume...Nous venons du Royaume et y retournons. L'âme a gardé en mémoire cet état d'avant l'incarnation et en a la nostalgie. Parce que la Conscience est trop identifiée au corps, au mental et à l'égo elle n'identifie pas cette nostalgie qui crée un état de manque chronique que l'homme cherche à combler par les plaisirs et l'acquisition de biens offerts par ce monde.
 
 
 
Cet endroit est comme la trinité et l’Agya; il est tripartite: il est l’endroit où est l'Un et l’état dans lequel on est quand on retourne à lui. Il est le Royaume, le Roi et la conscience de son Amour [ou de sa Grâce].
 
 
 
-Saint-Nom [Verbe, Satnam, Esprit-Saint, Te, Brahman, Purusha]
 Possède plusieurs acceptions sur la voie:
 
 
-Désigne une des quatre techniques de Méditation* enseignées au cours de la Révélation*. La technique du Saint-Nom se pratique de deux façons :
 
 
 
1/ Assis [façon zazen], en ne faisant rien d'autre, au début de chaque cession bi-quotidienne [le matin et le soir]. Elle se pratique la première, vient ensuite la technique de la Musique*, puis celle de la  Lumière*.
 
 
 
2/ En action, tout en vaquant à ses occupations quotidiennes, c'est le Service*. Cette technique est invisible au regard et peut se pratiquer partout, même en pleine rue, sans que quiconque ne s'en rende compte.
 
 
 
-Désigne le principe transcendant qui réside en l'homme, comme en toutes choses vivantes, et qui est une émanation de ce que la Madhyama-màrga nomme l'Un*. Le taoïsme dit Te et Tao. Le Tao est l'Un et le Te est le Saint-Nom.
 
 
 
On le désigne aussi par le mot Verbe. Certains lui donnent le nom de pràna même si cette acception est réductrice, aux yeux de la Madhyamà-marga, à cause de l'affirmation que le pràna, est amené au corps par l'inspiration de l'air et que si le pràna est fait de Saint-Nom il n'est pas le Saint-Nom.
On peut lui donner le nom de Saint-Esprit, celui dont il est question dans le Nouveau-Testament. Le mot Esprit traduit dans le Nouveau Testament le mot grec Pneuma [littéralement Souffle]. C'est pourquoi l'étude du Saint-Esprit est appelée la pneumologie
 
 
 
Par la Méditation sur le Saint-Nom, assise ou en action, on met notre vrai-soi; la Conscience*, en Lui et cela nous fait ressentir ses caractéristiques, ses qualités intrinsèques que les mots: amour, paix, joie, sérénité peuvent qualifier  [quoiqu'imparfaitement].
 
 
 
-Satsang [le] : littéralement ''compagnie-de-la-vérité'' c'est une des trois composantes de l'Agya fondamental de la voie, avec le Service et la Méditation. Une page du blog est consacrée au Satsang.
           

  

-Satcitananda [Sat chit ananda] : parfaite Conscience de la

Béatitude.

 

 
-Service : c'est la pratique de l'Agya qui correspond au karma-yoga et au non-agir des taoïstes, zen et dont il est question dans la bhagavad-gîtà. Cette pratique consiste à pratiquer la technique du Saint-Nom tout au long de la journée en faisant tout ce que l'on doit faire. C'est dans le Service que l'on rencontre la Grâce et que la Bhakti se manifeste. Le but de la voie n'est pas l'éveil mais la Réalisation* et la Réalisation se fait dans le Service.
 
-Shekinah [la]: c'est la manifestation intérieure de l'Un que l'on perçoit quand on médite à l'aide des techniques reçues lors de la révélation à la voie. La Musique, la Lumière et la paix intérieure. C'est aussi la manifestation de l'Un dans le monde, ce que l'on nomme la création.
 
-Un [l'] : Dieu.
 
 
 
-Voie [La] ou Madhyama-màrga : c'est la pratique de l'Agya [l'Observance]. Autrement nommée: la voie vers la libération; elle s'apparente au yoga. Elle est considérée, par ses pratiquants, comme à l'origine du yoga, de l’hindouisme, du bouddhisme, du taoïsme, du jaïnisme, du Sikkisme et de l'enseignement du Christ. Elle est la mère des yogas appartenant à la trimàrga [le jnana, le karma et le bhakti yoga]. Elle existerait depuis plus de 8000 ans et aurait vue le jour sur les bords de l'Indus, dans la civilisation harrapéenne.
 
 
 
Le livre de la voie est la Bhakti-Kâ-màrga constituée de 444 versets. Ce livre est disponible au téléchargement, via ce site, contre une participation financière par paypal.
 
 
 
 
 
 
 
 
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